19 janvier 2022

Au nom du 29 mai 2005

besancenot_bove_melenchon-stlazare_mai_2005.jpgÀ défaut de quorum, à défaut de proportionnelle, tout le monde a fini par comprendre que l’abstention était bien une des modalités pleine et entière du vote pour laquelle, elle aussi, nos anciens avaient « versé le sang ».

Poussé-e-s dans nos retranchements réflexifs, il aura fallu entrer dans la phase terminale du présent régime pour la concevoir comme la manière la plus efficace de rendre compte de la situation politique délétère dans laquelle nous nous trouvions. La plus efficace et la plus pacifique.

En cette année de Présidentielles©, l’abstention fait plus que jamais peser l’incertitude menaçante de l’illégitimité et ce faisant, remet une bonne dose de démocratie non encartée mais éclairée, instruite, consciente d’elle-même, en un mot politisée à nouveaux frais, dans le cadre d’un système électoral frelaté au service d’un État de droit fascistoïde organisé et contrôlé par des forces de prédation globalitaires.

La “PRAF” attitude [1] dérange au plus haut point la 5ème Rep’ sondagière car c’est d’elle que la caution électorale dépend. Il aura malheureusement fallu bien des années, bien des scrutins électoraux pour que cela finisse par atteindre toutes les comprenettes dans toute sa profondeur.

il s’en faut désormais de peu pour que l’intérêt pour l’abstention change de camp et saisisse les derniers naïfs pris par une nouvelle lucidité d’intérêt, de la guimauve libérale de gôche jusqu’au plus réactionnaire des mystico fascistes. Pour observer ce renversement, il faudra que jlm2017.fr passe devant et seul-e l’abstentionniste  “post-2005” rendu-e dans l’isoloir peut en décider.

sarkozy_hollande-parismatch-2005.jpgL’idéologie néolibérale a fait son temps mais le capitalisme exerce toujours, absolument, sa domination. Pour le servir, il a ses originaux et ses copies, ses titulaires et ses substituts. L’étape suivante de la prise de conscience aura pour conséquence de nous mettre toutes et tous devant l’alternative de l’organisation d’un État de droit au service d’une démocratie véritable ou à la remorque d’un fascisme “deux-point-zéro“.

Après celles des États-Unis, cette dernière campagne électorale, avec son lot de manipulations par Les Primaires© et Lézaffaires aura montré au grand jour son vrai visage de dépravation à la française au point de nous rendre quasiment tous fous et de prendre le risque de déchirer les amours comme les amitiés les plus solides.

Il est grand temps de se ressaisir en commençant par réaliser qu’un basculement est en train de s’opérer. Choisir par qui sera dirigé l’État, c’est peut-être choisir un point d’appui mais c’est surtout déterminer comment les prochaines batailles politiques – qu’on voudrait débarrassées du nucléaire – pourront être ré-articulées pour être bien menées.

Comme le droit de grève, voter est un droit constitutionnel, ni plus ni moins, ni autre chose. Il en découle que l’abstention comme le droit de voter et le droit de grève, n’est ni un devoir ni une obligation mais un droit fondamental dont l’exercice se détermine en conscience dans le cadre du débat démocratique.

Face au système, soyons fraternels, lucides et perspicaces.


Affaires sensibles du 26/01/02015 : « 29 mai 2005, le « non » français : référendum pour une Constitution européenne »

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