19 janvier 2022

Au nom du 29 mai 2005

besancenot_bove_melenchon-stlazare_mai_2005.jpgÀ défaut de quorum, à défaut de proportionnelle, tout le monde a fini par comprendre que l’abstention était bien une des modalités pleine et entière du vote pour laquelle, elle aussi, nos anciens avaient « versé le sang ».

Poussé-e-s dans nos retranchements réflexifs, il aura fallu entrer dans la phase terminale du présent régime pour la concevoir comme la manière la plus efficace de rendre compte de la situation politique délétère dans laquelle nous nous trouvions. La plus efficace et la plus pacifique.

Pour pouvoir s’abstenir, il faut s’inscrire !

vote-abstention.jpgOn l’a dit maintes fois déjà ici et ailleurs, comme tout autre vote qu’il soit nul, blanc ou pas, l’abstention est un droit !  Certains conservateurs antilbéraux, ordolibéraux ou protofascistes, comme jadis l’Abbé Seyes le théorisait, voudraient en faire une obligation sous peine d’amende. Ce serait une régression majeure dans le cheminement vers cette démocratie toujours en projet et sans cesse menacée. Pour autant, faut-il ne pas apparaitre ou disparaître aussi des listes électorales ? Voir !

Bourdieu : l’amour, contre toute attente…

La.Domination.Masculine_P.Bourdieu_2002.jpg À l’origine, je souhaitais livrer une présentation accompagnée d’une réflexion personnelle à propos de l’ouvrage très particulier dans l’œuvre de Pierre Bourdieu qu’est La domination masculine. Mais au bénéfice de la lecture du livre Pierre Bourdieu, l’insoumission en héritage, un recueil de plusieurs textes collectés par Edouard Louis, j’ai eu l’heureuse surprise de trouver l’article d’Arlette Farge qui nous propose une présentation dotée de prolégomènes précieux qu’il m’aurait été difficile de restituer. On aborde donc, ci-dessous, au travers de son Indisciplines le délicat sujet de la domination masculine par le biais de l’histoire du livre éponyme de Pierre Bourdieu qui, je crois, apporte un éclairage décisif à ce sujet.

Loi sécuritaire et émotion : mais où donc est passé Charlie ?

banniere_n--o--n-_info.gifCe qui m’inquiète beaucoup mais finalement ne me surprend pas tellement c’est que pour des raisons qui me sont étrangères, ce qui nous arrive maintenant que l’on appelle assez légitimement le Patriot Act français[1] (et pas « à la française » ce qui serait un euphémisme douteux) ne suscite finalement que très peu d’émotion voire même aucune comparé à celle qui a traversé la France – et partant la planète médiatisée toute entière – en janvier dernier. Et pourtant, tout le monde peut voir ou comprend qu’il y a bien un rapport.

Pourquoi faut-il encore insister autant pour prendre la mesure de l’énormité de la situation et son caractère inacceptable tellement la ficelle est grosse ?

Abstention : objectif 100%

abstention_premier_parti_de_france.jpgIl faudra bien que tôt ou tard les peuples d’Europe se rejoignent et se retrouvent. Ça ne pourra pas se réaliser en recyclant les recettes de l’économisme triomphant employées durant les deux siècles derniers… ce qui disqualifie à peu près tout le personnel politique actuel, les économistes, les philosophes et autres éditorialistes qui s’exhibent le plus actuellement.